Bienvenue sur le blog de la Cie Gramma- !

Ce projet de compagnie a pour mission de rendre accessible au plus grand nombre les oeuvres chorégraphiques capitales de l’humanité, patrimoine mondial immatériel à partir des partitions notées en cinétographie Laban ; de valoriser ces ressources culturelles dans une visée éducative pour favoriser la compréhension des spécificités mais aussi des échanges culturels et participer dans le champ de la création à la reformulation contemporaine d'une historicité du champ chorégraphique.

La compagnie mène un travail de questionnement de l'histoire de la danse et, par là, sur les sociétés qui les ont vu naître ; une archéologie dans et par les corps, analysant nos héritages souvent confus, amenant à déplacer les frontières et les récits que l'on se fait de notre propre histoire, pour susciter la création au présent.

Les moyens de cette réactualisation, entre reconstruction et création, avec pour outil la notation Laban sont des processus au long cours.

Aurélie Berland reconstruit et transmet du répertoire (Lucinda Childs, Isadora Duncan, Doris Humphrey, Martha Graham, Etienne Decroux...) pour des conservatoires et compagnies professionnelles. Avec la compagnie Gramma- elle crée des récitals comme Steps…en 2018 et Les Battements du temps en 2019 en collaboration avec la danseuse Duncannienne Francesca Todesco.
Elle participe à des projets de recherche en danse avec Guillaume Sintès (pour la reconstruction de L'Oiseau-qui-n'existe-pas de Karin Waehner) et mène des ateliers autour de la notation Laban et du répertoire dans les Universités de Strasbourg et Paris VIII.

La première création Pavane…(2017) transforme le chef d'oeuvre du chorégraphe moderne américain José Limon, The Moor's Pavane (1949), en proposant une réduction et une augmentation du quatuor d’après la partition Laban existante.

Dans Les Statues Meurent Aussi (2021) Aurélie Berland, nous plonge dans la danse moderne allemande, prenant à bras le corps les ambiguïtés idéologiques des années 30. Et elle se penche sur l'envers des œuvres, c'est-à-dire les techniques et pédagogies des danseurs de ces années-là, jusqu'à l'écriture de pièces (Rudolf Laban, Mary Wigman et d'autres élèves de Laban, Irmgard Bartenieff, Dorothée Günther).



Les pratiques développées au sein de la compagnie se rejoignent comme expériences d’altérité  et de transformation.  Elles pourraient se confondre dans l’acte de « traduire » tel que le décrit André  Markowicz :

« être dans toutes les époques, refuser l’ici et maintenant, considérer que nous ne vivons pas ici et maintenant simplement pour nous-mêmes mais que nous sommes conscients d’une durée, et que c’est une durée polyphonique ».

La Compagnie a été soutenue par : Micadanses, Le Collectif 12, L’Atelier de Paris, Théâtre de La Norville, CCN de Tours, DRAC IDF, Adami, SACD, Centre National de la Danse de Pantin et Lyon, Essieu du Batut…

mt_cleaning3_p39
 Mark Tansey’s Robbe-Grillet Cleansing Every Object in Sight, 1981